Les États-Unis ont annoncé avoir mené, ce 14 mars 2026, des frappes ciblées contre des installations militaires situées sur l’île de Kharg, principal terminal d’exportation du pétrole iranien. L’information a été rendue publique par le président américain, Donald Trump, dans un message publié sur son réseau social Truth Social.
Selon le chef de la Maison-Blanche, l’opération militaire a visé « chaque cible militaire » identifiée sur cette île stratégique du Persian Gulf, qui constitue la principale plateforme d’exportation du pétrole iranien.
Située au large des côtes iraniennes, l’île de Kharg concentre une grande partie des infrastructures logistiques permettant à Iran d’acheminer son brut vers les marchés internationaux.
Dans son message, Donald Trump a toutefois affirmé avoir volontairement épargné les installations pétrolières de l’île. « Par décence, j’ai décidé de ne pas effacer de l’île les infrastructures pétrolières », a-t-il écrit, tout en laissant entendre que l’attaque américaine s’est limitée aux objectifs militaires.
Le président américain a également adressé un avertissement direct à Téhéran et à tout acteur susceptible de perturber la circulation maritime dans la région. Il a prévenu que les États-Unis pourraient revoir leur position si la liberté de navigation dans le Strait of Hormuz venait à être menacée.
« Si l’Iran ou quiconque tente d’interférer avec le passage libre et sûr des navires dans le détroit d’Ormuz, je réévaluerai immédiatement cette décision », a-t-il ajouté.
Le détroit d’Ormuz, par lequel transite près d’un cinquième du pétrole mondial transporté par voie maritime, constitue l’un des points névralgiques du commerce énergétique international.
Toute escalade militaire dans cette zone stratégique suscite généralement de fortes inquiétudes sur les marchés pétroliers et auprès de la communauté internationale.
Aucune réaction officielle immédiate des autorités iraniennes n’avait été annoncée dans l’immédiat après cette déclaration.
Toutefois, cette frappe marque une nouvelle montée des tensions entre Washington et Téhéran, dans un contexte régional déjà marqué par une forte rivalité stratégique et sécuritaire.
CTV Info avec Reuters





