Le président français Emmanuel Macron a annoncé mercredi, sur le réseau social X, le décès du caporal-chef Anicet Girardin, grièvement blessé au Liban et rapatrié en France la veille.
Militaire au sein du 132ᵉ régiment d’infanterie cynotechnique de Suippes, le caporal-chef aurait été « gravement blessé par des combattants du Hezbollah », selon les précisions du chef de l’État.
Âgé de 31 ans, Anicet Girardin était engagé dans l’opération Daman, menée dans le cadre de la FINUL.
Sur X également, la ministre des Armées Catherine Vautrin a confirmé les circonstances de l’attaque, indiquant qu’il servait aux côtés de l’adjudant Florian Montorio, décédé la semaine précédente.
Selon la ministre, les militaires français auraient été « violemment pris à partie par des tirs nourris de combattants du Hezbollah embusqués à très courte distance ». Le caporal-chef aurait été atteint alors qu’il tentait de porter secours à son chef d’élément déjà touché.
Une cérémonie d’hommage à l’adjudant Florian Montorio est prévue jeudi.
Il s’agit du troisième militaire français mort depuis le début des tensions au Moyen-Orient, déclenchées fin février par des frappes israélo-américaines et des représailles iraniennes dans la région du Golfe.
Le mois dernier, l’adjudant-chef Arnaud Frion avait également perdu la vie lors d’une attaque de drone Shahed, attribuée à une frappe visant une base militaire kurde dans la région d’Erbil, en Irak.
L’attaque avait été revendiquée par le groupe armé Ashab al-Kahf, en réponse, selon ses auteurs, au déploiement du porte-avions français Charles-de-Gaulle en Méditerranée orientale.
CTV Info avec Reuters





