La droite en tête du premier tour de la présidentielle colombienne

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Élection présidentielle en Colombie
Le candidat à la présidence colombienne Abelardo De La Espriella, du mouvement politique des Défenseurs de la Patrie, arrive pour voter dans un bureau de vote lors du premier tour de l’élection présidentielle, à Barranquilla, en Colombie, le 31 mai 2026. REUTERS/Charlie Cordero

L’homme d’affaires et avocat Abelardo de la Espriella, l’un des deux principaux candidats de droite à l’élection présidentielle en Colombie, devance le sénateur de gauche Ivan Cepeda à l’issue du premier tour organisé dimanche, alors que la sécurité, l’économie et les politiques populistes ont marqué la campagne.

Après dépouillement de plus de 97% des bulletins, Abelardo de la Espriella est crédité de 43,7%, contre près de 41% pour Ivan Cepeda, successeur désigné du président sortant Gustavo Petro que les enquêtes d’opinion donnaient en tête de ce premier tour mais vaincu au second.

Paloma Valencia, sénatrice de 48 ans soutenue par l’ancien président Alvaro Uribe et longtemps considérée comme la principale candidate de droite, est créditée de moins de 7% des voix.

Novice en politique, Abelardo de la Espriella a fait campagne en mettant en avant son statut d’électron libre et en promettant une répression militaire contre les mouvements armés clandestins et le narcotrafic.

Le candidat de 47 ans a dit également vouloir bâtir dix « mégaprisons » et lutter contre la pauvreté avec des programmes ciblés d’éducation, de soins de santé et de logement.

Ivan Cepeda, 63 ans, s’est engagé à poursuivre les réformes sociales engagées sous Gustavo Petro, avec par ailleurs la contrainte d’assumer l’héritage de la politique de « paix totale » menée par le président sortant avec les divers groupes armés clandestins toujours actifs en Colombie – une politique que ses détracteurs qualifient d’échec complet.

Le premier tour du scrutin a été marqué par une faible participation: à peine plus de la moitié des 41 millions d’électeurs ont voté dimanche, selon des données officielles. Cela laisse entrevoir une incertitude accrue lors du second tour, prévu le 21 juin, si les deux candidats parviennent à mobiliser davantage d’électeurs.

Abelardo de la Espriella a été critiqué pour avoir défendu des clients aux profils controversés, comme l’homme d’affaires Alex Saab, accusé d’être un homme de paille et un intermédiaire financier du président vénézuélien déchu Nicolas Maduro. Il a prévenu pour sa part qu’Ivan Cepeda préserverait l’interdiction sur les projets pétroliers décidée par Gustavo Petro et critiquée par des politiciens et des investisseurs.

(Reportage Carlos Vargas, Luis Jaime Acosta, Nelson Bocanegra et Julia Symmes Cobb; version française Bertrand Boucey et Jean Terzian)

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