Tensions au Moyen-Orient : Téhéran dénonce une « violation flagrante » du cessez-le-feu après des frappes américaines

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Des navires sont ancrés dans le détroit d’Ormuz. REUTERSStringer

Alors que les pourparlers de paix semblaient progresser, de nouvelles frappes américaines dans le sud de l’Iran ont fait voler en éclats un cessez-le-feu déjà fragile. Téhéran a immédiatement haussé le ton, dénonçant mardi 26 mai une « violation flagrante » de la trêve et menaçant de riposter.

Une accroche diplomatique menacée par les armes

La trêve, en vigueur depuis près de sept semaines, a été mise à rude épreuve après des frappes « défensives » de l’armée américaine dans la province méridionale de Hormozgan, près du détroit d’Ormuz.

Selon le Commandement central des États-Unis (CENTCOM), les frappes ont visé des sites de missiles et des bateaux qui tentaient de miner les voies navigables. « L’armée terroriste américaine a commis une violation flagrante du cessez-le-feu », a déclaré le ministère iranien des Affaires étrangères.

Il assure également que Téhéran ne laisserait « aucun mal sans réponse » et n’hésiterait pas à défendre la nation. De leur côté, les Gardiens de la Révolution ont affirmé avoir abattu un drone américain et tiré sur un chasseur F-35 qui auraient violé l’espace aérien iranien.

Violences croisées et crise humanitaire

Alors que le conflit menace de s’étendre, Israël a également intensifié ses opérations. En l’espace d’une seule journée, plus de 120 frappes aériennes ont visé le Liban, tuant au moins 31 personnes, dont quatre enfants, selon le ministère libanais de la Santé.

Le Hezbollah, allié de l’Iran, a riposté en engageant des combats au corps à corps avec les forces israéliennes près du fleuve Litani, dans le sud du pays.

Le Premier ministre israélien, Benyamin Netanyahou, a prévenu que son armée « approfondissait ses opérations au Liban » pour « écraser » le Hezbollah, malgré un cessez-le-feu séparé conclu en avril. Téhéran a fait de la cessation des attaques israéliennes au Liban une condition sine qua non de tout accord de paix global.

Enjeux pétroliers et blocage diplomatique

Ce regain de violence a provoqué une onde de choc sur les marchés énergétiques. Le baril de Brent a bondi de plus de 3,5 % mardi, flirtant avec les 100 dollars, en raison des craintes de perturbations dans le détroit d’Ormuz. Normalement, 20 % du pétrole mondial y transite, mais le trafic y est actuellement réduit à une fraction de son volume habituel.

Sur le plan diplomatique, les négociations indirectes se poursuivent au Qatar. L’Iran négocierait un accord-cadre de 14 points comprenant la libération de 24 milliards de dollars d’avoirs gelés.

Cependant, Washington et Téhéran s’accusent mutuellement de mauvaise foi. Alors que le Secrétaire d’État Marco Rubio affirme qu’un accord est « possible », le guide suprême iranien, l’ayatollah Mojtaba Khamenei, a martelé que « l’horloge ne peut pas être remontée », faisant ainsi craindre un échec définitif des négociations.

CTV avec Reuters 

 

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