Le Pakistan prêt à accueillir des pourparlers de paix entre Washington et Téhéran

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Conséquences des barrages de missiles iraniens dans le centre d’Israël
Un secouriste marche sur un site après des tirs de missiles iraniens dans le centre d’Israël, dans le cadre du conflit israélo-américain avec l’Iran, à Tel Aviv, Israël. /Photo prise le 24 mars 2026/REUTERS/Tomer Appelbaum ISRAEL OUT. PAS DE VENTES COMMERCIALES OU ÉDITORIALES EN ISRAËL

Le Pakistan s’est déclaré disposé à accueillir des négociations de paix entre les États-Unis et l’Iran, alors que le conflit entre les deux puissances entre dans sa quatrième semaine.

Dans un message publié mardi sur le réseau social X, le Premier ministre pakistanais, Shehbaz Sharif, a affirmé que son pays soutenait pleinement les efforts diplomatiques en cours pour mettre fin aux hostilités au Moyen-Orient.

Il a indiqué qu’Islamabad était prêt à faciliter des discussions « constructives et décisives », sous réserve d’un accord préalable entre Washington et Téhéran.

Cette initiative intervient au lendemain de déclarations du président américain Donald Trump, qui a évoqué des discussions « très solides » avec l’Iran, menées notamment par son gendre Jared Kushner et son envoyé spécial Steve Witkoff.

Le dirigeant américain a également annoncé le report de ses menaces visant les infrastructures électriques iraniennes, évoquant des avancées significatives dans les échanges.

Toutefois, selon une source américaine citée par Semafor, ce gel ne concerne pas les cibles militaires, notamment les installations navales, les missiles balistiques et le secteur de la défense.

Des négociations encore incertaines

Malgré ces signaux d’apaisement, plusieurs responsables israéliens estiment peu probable que l’Iran accepte les exigences américaines, notamment sur son programme nucléaire et balistique. Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, devait réunir son cabinet de sécurité pour examiner la situation.

Un responsable israélien a par ailleurs indiqué que les échanges américains impliquaient le président du Parlement iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf. Une information rapidement démentie par ce dernier, qui a dénoncé une tentative de manipulation des marchés pétroliers.

De leur côté, des sources européennes indiquent que plusieurs pays, dont l’Égypte, le Pakistan et des États du Golfe, jouent un rôle de relais entre Washington et Téhéran, sans qu’aucun dialogue direct n’ait été confirmé à ce stade.

Une possible rencontre à Islamabad

Selon des sources concordantes, des négociations directes pourraient néanmoins se tenir dès cette semaine à Islamabad. Le vice-président américain J.D. Vance, ainsi que Steve Witkoff et Jared Kushner, pourraient rencontrer des responsables iraniens.

La Maison Blanche a confirmé un échange téléphonique entre Donald Trump et le chef de l’armée pakistanaise, Asim Munir, tandis que des médias iraniens font état de contacts entre le président iranien Massoud Pezechkian et Shehbaz Sharif.

Téhéran, de son côté, évoque des initiatives visant à réduire les tensions sans confirmer l’existence de discussions directes avec Washington.

Le détroit d’Ormuz au cœur des tensions

La crise reste marquée par la fermeture du détroit d’Ormuz par l’Iran, un passage stratégique par lequel transite près de 20 % du pétrole et du gaz naturel liquéfié mondial. Cette décision, prise après le déclenchement des hostilités le 28 février par les États-Unis et Israël, continue de peser sur l الاقتصاد mondial.

Washington et New Delhi ont souligné l’importance de maintenir ce corridor maritime ouvert. Le Premier ministre indien Narendra Modi a appelé à une désescalade rapide, insistant sur la nécessité de garantir la sécurité des approvisionnements énergétiques mondiaux.

Intensification des frappes et tensions sur le terrain

Sur le terrain, les hostilités se poursuivent. En Israël, des sirènes d’alerte ont retenti mardi, notamment à Tel Aviv, où des dégâts ont été signalés sur des immeubles d’habitation. Les services de secours ont indiqué rechercher d’éventuels survivants sous les décombres.

L’armée israélienne a, pour sa part, annoncé avoir mené une série de frappes aériennes dans le centre de Téhéran, ciblant des installations stratégiques liées notamment aux Gardiens de la révolution et au ministère du Renseignement. Plus de 50 objectifs auraient été visés dans la nuit, selon les autorités militaires.

Des explosions ont été entendues dans la capitale iranienne, où les systèmes de défense aérienne ont été activés, d’après des médias locaux.

Des marchés sous tension

Sur le plan économique, la Bourse de New York a ouvert en baisse mardi, les espoirs d’une désescalade rapide s’estompant face à la remontée des rendements obligataires et à la hausse des prix du pétrole.

Le revirement de Donald Trump intervient dans un contexte de menaces iraniennes visant les infrastructures électriques israéliennes et celles alimentant les bases américaines dans le Golfe, en cas d’attaque contre le réseau énergétique iranien.

CTV Info avec Reuters

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