Réunis jeudi 19 mars à Bruxelles, les vingt-sept tentent de trouver des réponses à une crise énergétique qui révèle, une fois de plus, la vulnérabilité structurelle de l’Europe face aux chocs extérieurs.
Le sommet, initialement consacré à la compétitivité européenne, a été entièrement absorbé par l’urgence énergétique. La Commission travaille sur plusieurs leviers (révision des aides d’État, réduction des taxes nationales, ajustement du marché carbone), voire plafonnement du prix du gaz dans la formation du prix de l’électricité, une option déjà envisagée après la guerre en Ukraine sans jamais avoir été activée. Mais les États membres restent divisés, et plusieurs diplomates ont prévenu qu’aucun remède rapide n’était à portée de main.
Au-delà de l’urgence, la crise expose une fragilité de fond : le coût de l’énergie en Europe demeure au moins trois fois supérieur à celui des États-Unis, et la dépendance aux importations fossiles reste entière. Les pays du G7 ont décidé de débloquer leurs réserves stratégiques pour contenir la flambée, tandis que le secrétaire exécutif de la Convention-cadre des Nations unies sur le climat, Simon Stiell, présent à Bruxelles, a jugé que la crise actuelle constituait précisément « un moment pour accélérer la transition énergétique ».





