Colombie : Une élection présidentielle sous haute tension entre la gauche et la droite

Partager sur:

Election présidentielle dans un climat incertain et tendu

La Colombie se rend aux urnes ce dimanche pour le premier tour d’une élection présidentielle marquée par une forte polarisation et une grande incertitude. Trois candidats dominent la campagne : Ivan Cepeda, figure de la gauche et dauphin désigné du président sortant Gustavo Petro, et deux adversaires issus de la droite.

 À 63 ans, Ivan Cepeda caracole en tête des sondages de ce premier tour, avec une avance toutefois réduite selon la dernière enquête publiée avant le scrutin prévu le 31 mai. Mais, ce même sondage lui prédit une défaite au second tour, le 21 juin, face à l’un ou l’autre de ses rivaux de droite, un renversement de tendance par rapport aux études précédentes, qui le donnaient vainqueur.

Fidèle à l’héritage de Gustavo Petro, Cepeda s’engage à poursuivre les réformes sociales engagées par l’actuel président. Il doit, cependant, porter le poids de la politique de « paix totale » menée avec les groupes armés illégaux encore actifs dans le pays. Ses détracteurs jugent cette stratégie comme un échec cuisant.

Plus grave encore, ses opposants l’accusent d’entretenir des liens avec certains dirigeants des anciennes Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc). Si le mouvement rebelle est officiellement dissous, des factions dissidentes poursuivent leur combat armé, mêlé au trafic de drogue, après six décennies d’insurrection qui ont fait plus de 450 000 morts.

Son principal concurrent, Abelardo De La Espriella, 47 ans, avocat et homme d’affaires, le talonne dans les intentions de vote. Il promet une baisse des impôts, des investissements massifs dans les secteurs minier et énergétique, ainsi qu’une répression militaire sans concession contre les groupes clandestins et le narcotrafic.

Mais, De La Espriella traîne lui aussi des casseroles : il est critiqué pour avoir défendu des clients controversés, notamment l’homme d’affaires Alex Saab, accusé d’être un prête-nom et un intermédiaire financier de l’ex-président vénézuélien Nicolás Maduro. Extradé vers les États-Unis la semaine dernière, Saab doit y être jugé.

En troisième position, mais distancée dans les sondages, Paloma Valencia, 48 ans, prône un renforcement de l’armée, une réduction du poids de l’administration et une baisse des impôts. La candidate bénéficie du soutien de l’ancien président Alvaro Uribe, figure emblématique de la droite colombienne.

CTV avec Reuters

 

Ces articles peuvent aussi vous intéresser

Retour en haut