Après le limogeage de Sonko, le Sénégal en quête d’équilibre.

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Le départ d’Ousmane Sonko de la primature, le 22 mai, a été officialisé sans heurts. L’intéressé affirme sa « sérénité », un terme qui intrigue les observateurs : loin d’un retrait amer, il pourrait signaler une confiance dans sa capacité à peser encore sur la vie politique sénégalaise. Dans la rue, ses partisans se sont discrètement rassemblés, rappelant sans excès la ferveur des heures de prison.

Dans un climat incertain, l’Assemblée nationale devient un observatoire clé. Majoritairement proche de l’ex-Premier ministre, elle complique les marges de manœuvre du président Bassirou Diomaye Faye. La démission annoncée ce dimanche du président de l’institution, El Malick Ndiaye, proche de Sonko, ajoute une incertitude supplémentaire sans que l’on sache s’il s’agit d’un geste d’apaisement ou d’une première escarmouche.

Par ailleurs, le parti Pastef traverse une épreuve inédite : ses deux figures historiques, autrefois alliées, se retrouvent désormais dans deux pôles distincts du pouvoir. Les militants, très attachés à Sonko, pourraient être amenés à choisir leur camp. En attendant, aucun appel à la confrontation n’a été lancé, et le dialogue reste officiellement privilégié. Les prochains jours diront si cette séparation reste une simple recomposition ou ouvre une crise durable.

Credit photo: Bloomberg News ; archive d’ Ousmane SONKO en pleine conférence.

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