Émirats arabes unis : Un drone provoque un incendie à proximité d’une centrale nucléaire

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Une frappe de drone a provoqué dimanche un incendie près de la centrale nucléaire de Barakah

À la faveur d’un climat régional toujours sous haute tension, une frappe de drone a provoqué dimanche un incendie près de la centrale nucléaire de Barakah, aux Émirats arabes unis, ravivant les inquiétudes autour du conflit latent opposant l’Iran aux États-Unis et à Israël.

 Selon les autorités émiraties, le drone a touché un générateur électrique situé à l’extérieur de l’enceinte de la centrale, dans la région d’Al Dhafra, déclenchant un début d’incendie rapidement maîtrisé.

Aucune victime n’a été signalée et les systèmes essentiels de la centrale continuent de fonctionner normalement, a assuré l’Autorité fédérale de régulation nucléaire, précisant que les niveaux de radiation demeurent stables.

Les autorités ont ouvert une enquête afin de déterminer l’origine exacte de cette attaque, qualifiée d’« acte terroriste ». Elles ont également affirmé que les Émirats arabes unis se réservaient le droit de répondre à toute menace visant leur sécurité nationale.

Dans la foulée, le ministère émirati de la Défense a annoncé avoir intercepté avec succès deux autres drones provenant de la « frontière ouest », sans fournir davantage de précisions sur leur provenance ou leur cible potentielle.

Cette nouvelle escalade intervient plus de cinq semaines après l’entrée en vigueur d’une fragile trêve entre Washington et Téhéran.

Un conseiller diplomatique du président émirati Mohamed ben Zayed Al Nahyan a dénoncé une « dangereuse escalade », qu’elle soit menée directement par l’auteur principal ou par des groupes alliés.Sur le plan diplomatique, la tension reste vive entre les États-Unis et l’Iran. Sur son réseau Truth Social, Donald Trump a de nouveau adressé de sévères mises en garde à Téhéran, affirmant que « le temps est compté » pour les autorités iraniennes.

Selon le média Axios, le président américain doit réunir mardi ses conseillers à la sécurité nationale afin d’examiner plusieurs options militaires concernant l’Iran.

Depuis le début de la crise régionale, les Émirats arabes unis ont été la cible de plusieurs attaques de drones et de missiles visant notamment des infrastructures énergétiques et maritimes. Les autorités émiraties attribuent certaines de ces opérations à des groupes soutenus par l’Iran.

L’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) a indiqué suivre la situation « avec une attention particulière », tout en confirmant que les autorités émiraties lui avaient assuré que les niveaux de radiation autour du site restaient normaux.

L’agence onusienne s’est dite prête à fournir une assistance technique si nécessaire. Malgré les efforts diplomatiques engagés ces dernières semaines pour éviter une reprise des hostilités et sécuriser le détroit d’Ormuz, aucun compromis durable ne semble émerger entre Washington et Téhéran.

Les États-Unis exigent le démantèlement du programme nucléaire iranien et un relâchement du contrôle exercé par Téhéran sur cette voie maritime stratégique.

De son côté, l’Iran réclame la levée des sanctions américaines, des réparations de guerre ainsi qu’un cessez-le-feu élargi à plusieurs fronts régionaux, notamment au Liban où les affrontements persistent entre Israël et le Hezbollah.

Après un échange récent avec Xi Jinping, sans avancée notable sur une médiation chinoise, Donald Trump continue de brandir la menace d’une reprise des frappes militaires si aucun accord n’est trouvé.

Réagissant aux déclarations américaines, le porte-parole des forces armées iraniennes, Abolfazl Shekarchi, a averti que toute offensive des États-Unis exposerait Washington à des « scénarios nouveaux, agressifs et surprenants », évoquant le risque d’un enlisement militaire majeur au Moyen-Orient.

Source : Reuters avec CTV Info

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