Diplomatie en crise, frappes au Liban : le conflit s’enlise

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Araqchi chez Poutine, négociations au point mort, Israël étend ses bombardements au Liban-Est , la désescalade reste hors de portée.

Alors que les négociations américano-iraniennes restent dans l’impasse, le chef de la diplomatie iranienne Abbas Araqchi a rencontré lundi Vladimir Poutine à Moscou, après une tournée de médiation au Pakistan et en Oman.
Téhéran a soumis à Islamabad une proposition de négociations par étapes : cessation des hostilités et garanties américaines en premier lieu, levée du blocus maritime ensuite, dossier nucléaire en dernier ressort.

De son côté, Donald Trump a posé ses conditions depuis Fox News, excluant toute rencontre tant que l’Iran n’aura pas renoncé à l’arme nucléaire, après avoir annulé samedi le déplacement à Islamabad de ses émissaires Steve Witkoff et Jared Kushner.

Sur le terrain, la trêve libano-israélienne continue de se fissurer. L’armée israélienne a annoncé lundi avoir étendu ses frappes aux infrastructures du Hezbollah dans la plaine de la Bekaa et dans le sud du pays, dont les environs de Nabi Chit, près de la frontière syrienne. Des attaques survenant au lendemain d’un bilan meurtrier : au moins 14 personnes, dont deux enfants et deux femmes, ont péri dimanche dans des frappes israéliennes dans le sud du Liban, selon le ministère libanais de la Santé.
Sur le front économique, le blocage du détroit d’Ormuz continue de peser lourdement. Seuls sept navires l’ont traversé en vingt-quatre heures selon Kpler et SynMax, sans aucune cargaison pétrolière à destination du marché mondial, faisant bondir le Brent de 1,7% à 107,13 dollars le baril.

À Moscou, Poutine a réaffirmé le soutien de la Russie à l’Iran, qualifiant leur relation de partenariat stratégique appelé à se renforcer, tandis que le chancelier allemand Friedrich Merz déplorait publiquement l’absence de toute stratégie de sortie américaine.

Les médiateurs pakistanais indiquent que les pourparlers se poursuivront à distance, sans réunion en personne prévue tant qu’un consensus suffisant ne sera pas atteint.

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