Le conflit opposant Israël, soutenu par les États-Unis, à l’Iran continue de s’intensifier et d’élargir son champ d’action au Moyen-Orient. Ce samedi, l’armée israélienne annonce avoir détecté le tir d’un missile en provenance du Yémen, une première depuis le déclenchement des hostilités contre Téhéran il y a près d’un mois.
Selon les autorités israéliennes, le projectile a été repéré par les systèmes de défense aérienne, alors qu’il se dirigeait vers le territoire israélien.
Cette nouvelle attaque intervient dans un contexte de tensions extrêmes, marqué par une multiplication des fronts et l’implication croissante d’acteurs régionaux jusque-là en retrait.
Sur le terrain, notamment à Ramallah, en Cisjordanie occupée, la situation est suivie avec inquiétude par les populations civiles, qui redoutent un embrasement généralisé de la région.
Un mois après le début des frappes conjointes menées par Washington et Tel-Aviv contre des cibles iraniennes, le conflit a déjà fait plusieurs milliers de morts, militaires comme civils.
Il a également provoqué une perturbation sans précédent des circuits d’approvisionnement énergétique mondiaux, entraînant une hausse des prix du pétrole et ravivant les craintes d’une inflation globale.
À Washington, le secrétaire d’État américain Marco Rubio s’est voulu rassurant quant à la durée de l’engagement militaire.
Il a indiqué que les opérations en Iran pourraient prendre fin « dans les prochaines semaines », et non s’inscrire dans un conflit prolongé. Une déclaration qui contraste toutefois avec la complexité croissante de la situation sur le terrain.
Dans le même temps, la guerre met à rude épreuve les alliances traditionnelles des États-Unis. L’ancien président Donald Trump a notamment ravivé les tensions en remettant en question l’engagement américain au sein de l’OTAN, suscitant des inquiétudes parmi les partenaires occidentaux.
Sur le plan militaire, les affrontements se poursuivent sur plusieurs fronts. Une attaque attribuée à l’Iran contre une base située en Arabie saoudite a fait au moins douze blessés parmi les soldats américains, selon des sources sécuritaires.
Téhéran, de son côté, affirme que plusieurs de ses installations, notamment liées à son programme nucléaire, ont été ciblées par des frappes israéliennes et promet des représailles « fermes et imminentes ».
Jusqu’à présent resté en marge du conflit, le Yémen semble désormais entrer dans la dynamique des hostilités, faisant craindre une extension encore plus large de la guerre à l’ensemble de la péninsule arabique.
Face à cette escalade, la communauté internationale multiplie les appels à la désescalade, sans parvenir pour l’instant à infléchir la trajectoire d’un conflit aux répercussions déjà mondiales.
CTV Info avec Reuters





