Le Vatican a annoncé, mardi, que les fidèles catholiques peuvent désormais recourir à des greffes de tissus d’origine animale pour traiter certaines pathologies, dans un contexte de progrès rapides des techniques médicales impliquant des organes issus notamment de porcs ou de bovins génétiquement modifiés.
Dans un document de 88 pages consacré aux lignes directrices de l’éthique catholique en matière de transplantation, le Saint-Siège précise que l’Église ne s’oppose pas à ces pratiques, à condition qu’elles respectent les normes médicales en vigueur et garantissent un traitement éthique des animaux.
Le texte souligne que la doctrine catholique ne formule aucune objection, ni religieuse ni rituelle, à l’utilisation d’animaux comme source d’organes, de tissus ou de cellules destinés à la transplantation chez l’être humain.
Ce document revient également sur la notion de xénotransplantation, la transplantation d’organes ou de tissus entre espèces différentes, une pratique à laquelle le Vatican avait déjà donné son accord dès 2001, à ses débuts.
Élaboré en collaboration avec des experts médicaux italiens, américains et néerlandais, le document encourage les chercheurs à poursuivre les travaux sur les transplantations animales selon des principes de rigueur scientifique, de proportionnalité et de durabilité.
Le Vatican appelle, par ailleurs, les professionnels de santé à informer clairement les patients des risques associés à ces interventions, notamment le rejet immunitaire et les risques d’infections liés à des agents pathogènes.
CTV Info avec Reuters





