Municipales 2026: « Ni grand gagnant ni grand perdant » mais une « polarisation du paysage politique. »

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Réactions aux résultats du second tour des élections municipales de 2026 en France
Emmanuel Grégoire, candidat à la mairie de Paris pour le parti socialiste et tête de liste de la « coalition de gauche » (La Gauche unie), est entouré de journalistes et de sympathisants alors qu’il arrive devant l’hôtel de ville de Paris après que les premiers résultats aient suggéré qu’il a remporté le second tour de l’élection municipale française à Paris, France, 22 mars 2026. REUTERS/Abdul Saboor

Stewart Shaw, du cabinet d’études Verian, ne voit « ni grand gagnant ni grand perdant » aux élections municipales de 2026 mais une « confirmation de la polarisation du paysage politique. »
Les listes de gauche ayant fait le choix controversé d’une alliance avec La France insoumise de Jean-Luc Mélenchon ont eu en général des destinées moins heureuses que celles l’ayant refusé comme à Paris, où le socialiste Emmanuel Grégoire a battu la candidate de droite Rachida Dati malgré le maintien de la liste de l’Insoumise Sophia Chikirou.
« L’union de la gauche sous la bannière LFI n’a pas fonctionné, le PS indépendant et autonome a mieux résisté, donc il y a un vrai déplacement du centre de gravité à gauche », dit Stewart Shaw, qui note « la fin de l’hégémonie LFI, malgré sa capacité de nuisance ».
Le rejet a été d’autant plus net que la tête de liste était « Insoumise » comme à Toulouse, où le maire divers droite Jean-Luc Moudenc a été réélu malgré un premier tour largement favorable à la gauche.

« Cela montre que le PS ne doit pas faire alliance avec LFI s’il veut conquérir », observe William Thay.

Le premier secrétaire du PS, Olivier Faure, a qualifié Jean-Luc Mélenchon de « boulet de la gauche », tandis que l’eurodéputé Place Publique Raphaël Glucksmann a réclamé une « clarté » synonyme de rupture avec LFI, qui s’estime pour sa part incontournable pour l’emporter face à la droite.

Pour Luc Rouban, ce qui se joue à gauche « c’est la récupération de l’électorat macroniste, comme Emmanuel Grégoire l’a fait à Paris ».

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