Edouard Philippe « peut rassembler LR, les centristes, les macronistes et même les socialistes pour gagner face à Bardella », estime Luc Rouban.
L’ancien Premier ministre Edouard Philippe, qui venait d’être réélu maire du Havre, fait désormais partie des favoris à l’élection présidentielle française de 2027.
Dimanche, « le rejet des extrêmes » était sur les lèvres de la plupart des ténors politiques à commencer par Edouard Philippe, qui a parlé d’espoir dans sa ville reconquise du Havre (Seine-Maritime).
« Oui, il y a des raisons d’espérer quand tous ceux de bonne volonté se rassemblent dans un discours de vérité et qu’ils écartent les extrêmes et leurs facilités », a-t-il dit après la victoire (47,7% des voix) dont il avait fait une condition de son maintien dans la course à l’Elysée.
Pour William Thay, Edouard Philippe a pris un temps d’avance sur les autres candidats potentiels. « Le socle est réel, il tient debout », dit le politologue de l’ancien chef du gouvernement annoncé en meeting à Paris le 12 avril.
Edouard Philippe « peut rassembler LR, les centristes, les macronistes et même les socialistes pour gagner face à Bardella », estime Luc Rouban.
Face au président d’Horizons, le patron des Républicains Bruno Retailleau joue la carte de l’ancrage local malgré l’incapacité de LR à conquérir les plus grandes villes.
« Nous sommes toujours et plus que jamais la première force politique locale », a-t-il dit, invoquant les conquêtes de Clermont-Ferrand, Cherbourg, Brest, Tulle, Limoges, Toulon.
L’élu vendéen candidat à l’Elysée réunira mardi ses troupes pour décider de la suite, en particulier de l’opportunité ou non d’organiser une primaire.
« Le message est le même : quand la droite a été rassemblée elle a été en mesure de l’emporter », a considéré dimanche sur TF1 Laurent Wauquiez, président du groupe LR à l’Assemblée.
Après la victoire de la liste sur laquelle il figurait à Tourcoing, le ministre de la Justice Gérald Darmanin a lui aussi parlé d’union dans la perspective de 2027 – mais jusqu’à la gauche républicaine.
« Il faut un candidat uni, un seul candidat de la droite et du centre et peut-être même de la gauche républicaine qui refuse La France insoumise », a-t-il dit. « Nous n’avons pas perdu la présidentielle, il faut juste être à l’écoute des gens ».
CTV Info avec Reuters





