Edouard Philippe « peut rassembler LR, les centristes, les macronistes » pour la course à l’Elysée

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Edouard Philippe
PHOTO DE FICHIER : Edouard Philippe, maire du Havre et chef du parti politique français Horizons (HOR), et le député Marc Fesneau, président du groupe parlementaire Les Démocrates (MoDem), quittent le palais de l’Élysée après une réunion avec le président français Emmanuel Macron, le jour où la France attend la nomination d’un nouveau Premier ministre, à Paris, France, le 10 octobre 2025. REUTERS/Stephanie Lecocq/File Photo

Edouard Philippe « peut rassembler LR, les centristes, les macronistes et même les socialistes pour gagner face à Bardella », estime Luc Rouban.
L’ancien Premier ministre Edouard Philippe, qui venait d’être réélu maire du Havre, fait désormais partie des favoris à l’élection présidentielle française de 2027.

Dimanche, « le rejet des extrêmes » était sur les lèvres de la plupart des ténors politiques à commencer par Edouard Philippe, qui a parlé d’espoir dans sa ville reconquise du Havre (Seine-Maritime).

« Oui, il y a des raisons d’espérer quand tous ceux de bonne volonté se rassemblent dans un discours de vérité et qu’ils écartent les extrêmes et leurs facilités », a-t-il dit après la victoire (47,7% des voix) dont il avait fait une condition de son maintien dans la course à l’Elysée.

Pour William Thay, Edouard Philippe a pris un temps d’avance sur les autres candidats potentiels. « Le socle est réel, il tient debout », dit le politologue de l’ancien chef du gouvernement annoncé en meeting à Paris le 12 avril.

Edouard Philippe « peut rassembler LR, les centristes, les macronistes et même les socialistes pour gagner face à Bardella », estime Luc Rouban.

Face au président d’Horizons, le patron des Républicains Bruno Retailleau joue la carte de l’ancrage local malgré l’incapacité de LR à conquérir les plus grandes villes.

« Nous sommes toujours et plus que jamais la première force politique locale », a-t-il dit, invoquant les conquêtes de Clermont-Ferrand, Cherbourg, Brest, Tulle, Limoges, Toulon.

L’élu vendéen candidat à l’Elysée réunira mardi ses troupes pour décider de la suite, en particulier de l’opportunité ou non d’organiser une primaire.

« Le message est le même : quand la droite a été rassemblée elle a été en mesure de l’emporter », a considéré dimanche sur TF1 Laurent Wauquiez, président du groupe LR à l’Assemblée.

Après la victoire de la liste sur laquelle il figurait à Tourcoing, le ministre de la Justice Gérald Darmanin a lui aussi parlé d’union dans la perspective de 2027 – mais jusqu’à la gauche républicaine.

« Il faut un candidat uni, un seul candidat de la droite et du centre et peut-être même de la gauche républicaine qui refuse La France insoumise », a-t-il dit. « Nous n’avons pas perdu la présidentielle, il faut juste être à l’écoute des gens ».

CTV Info avec Reuters

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