Meloni mise sur la justice pour consolider son emprise politique

Partager sur:

Le Premier ministre italien Meloni au Palais Chigi à Rome
Giorgia Meloni au palais Chigi, à Rome, Italie. /Photo prise le 26 février 2026/REUTERS/Remo Casilli

Les Italiens votent les 22 et 23 mars sur une réforme de la justice qui, derrière son habillage technique, cristallise trente ans de guerre entre la droite et la magistrature.

Le texte prévoit de scinder le Haut conseil de la magistrature en deux organes distincts dont les membres seraient tirés au sort, mais selon le sondeur Fabrizio Masia, la majorité des électeurs votera par réflexe partisan plutôt que sur le fond. La fracture est ancienne : depuis les démêlés judiciaires de Berlusconi, la droite italienne et la magistrature ne se sont jamais réconciliées, le syndicat ANM dénonçant une réforme qui ouvrirait la porte aux ingérences politiques quand le gouvernement y voit au contraire un assainissement nécessaire après des années de nominations opaques.
Les sondages donnaient les deux camps au coude-à-coude avant la période de réserve électorale, avec une dynamique favorable au « non ». Meloni a prudemment refusé d’engager sa responsabilité sur le résultat. Pour le politologue Emanuele Massetti, l’enjeu est pourtant clair : une victoire du « oui » consoliderait son projet politique à long terme, un échec redonnerait de l’oxygène à une opposition qui cherche encore son unité avant les législatives de 2027.​​​​​​​​​​​​​​​​

Ces articles peuvent aussi vous intéresser

Retour en haut