La guerre au Moyen-Orient entre Israël et l’Iran, menée aux côtés des États-Unis, entre dans sa troisième semaine sans qu’une issue ne se dessine à court terme. Dans la nuit de lundi à mardi, Israël a intensifié ses frappes sur Téhéran et Beyrouth, ciblant à la fois le régime iranien et le Hezbollah libanais.
Selon Tsahal, Gholamreza Soleimani, chef des bassidjis, la milice paramilitaire des Gardiens de la révolution – a été tué, tout comme Ali Larijani, secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale iranien. Ces informations n’ont pas été confirmées par Téhéran.
En représailles, l’Iran a de nouveau frappé Israël et les Émirats arabes unis, démontrant sa capacité à lancer des missiles à longue portée malgré les bombardements israélo-américains.
Les attaques ont provoqué la fermeture temporaire de l’espace aérien émirati et touché le port pétrolier stratégique de Fujaïrah. Un drone a frappé un site gazier à Abou Dhabi et des débris d’un missile intercepté ont tué un ressortissant pakistanais dans le quartier de Bani Yas.
À Bagdad, des roquettes et au moins cinq drones ont visé l’ambassade des États-Unis, la plus intense attaque depuis le début du conflit. Aucun blessé n’a été signalé parmi le personnel américain.
Le détroit d’Ormuz, passage clé pour 20 % du pétrole et du gaz naturel liquéfié mondiaux, reste bloqué. Et, cela contribue à la hausse du prix du baril au-dessus de 100 dollars.
La production pétrolière des Émirats arabes unis a été réduite de moitié, obligeant le géant ADNOC à procéder à des arrêts de production.
Le président américain Donald Trump a affirmé que plusieurs pays étaient prêts à envoyer des navires pour sécuriser le détroit, tout en déplorant le manque d’enthousiasme de certains alliés historiques.
Israël a assuré disposer de plans pour trois semaines supplémentaires d’opérations et mène des incursions limitées dans le sud du Liban contre le Hezbollah.
Près d’un million de Libanais ont été déplacés, et le gouvernement israélien avertit que ces mouvements forcés ne cesseront que lorsque la sécurité de ses citoyens sera assurée.
Sur le plan diplomatique, la cheffe de la diplomatie européenne, Kaja Kallas, a appelé à des solutions diplomatiques pour maintenir le détroit d’Ormuz ouvert, afin d’éviter une crise alimentaire et énergétique. Emmanuel Macron a convoqué un conseil de défense et de sécurité nationale sur la situation en Iran et au Moyen-Orient.
Par ailleurs, l’Iran a arrêté dix ressortissants étrangers accusés d’espionnage et de préparation d’opérations sur le terrain. L’Organisation maritime internationale a mis en garde contre les risques persistants pour les navires dans le détroit d’Ormuz, tout en soulignant qu’une escorte navale ne garantit pas une sécurité totale.
L’administration Trump a demandé à ses diplomates d’encourager les alliés à désigner les Gardiens de la révolution et le Hezbollah comme groupes terroristes, citant un « risque élevé d’attaque » contre les pays occidentaux.
Le président américain a également souligné que Téhéran n’était pas censé s’en prendre à tous les autres pays du Golfe, qualifiant les ripostes iraniennes de « surprise » pour Washington.
CTV Info avec Reuters





