Nouvel ordre d’arrestation contre Imamoglu, le maire d’Istanbul

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Un homme tient une pancarte avec une image du maire d’Istanbul Ekrem Imamoglu lors d’un rassemblement pour protester contre une récente décision de justice qui a évincé la direction provinciale d’Istanbul du principal parti d’opposition, le Parti répu
Un homme tient une pancarte avec une image du maire d’Istanbul Ekrem Imamoglu lors d’un rassemblement pour protester contre une récente décision de justice qui a évincé la direction provinciale d’Istanbul du principal parti d’opposition, le Parti républicain du peuple (CHP), à Istanbul, Turquie. /Photo prise le 10 septembre 2025/REUTERS/Umit Bektas/Photo d’archives

Un tribunal turc a émis lundi un nouveau mandat d’arrêt contre Ekrem Imamoglu, le maire d’Istanbul, soupçonné d' »espionnage politique », alors que l’édile stambouliote se trouve déjà en prison après son arrestation en mars.

Cette décision marque une nouvelle étape dans la répression sans précédent des opposants au président Recep Tayyip Erdogan, Ekrem Imamoglu étant déjà poursuivi par la justice turque pour « corruption » et soutien à un groupe terroriste, entre autres chefs d’accusation.

Ekrem Imamoglu est accusé de s’être livré à des actes de corruption pour lever des fonds en vue de sa candidature à la présidence, et d’espionnage pour s’assurer un soutien international, selon l’agence de presse turque Anadolu.

Il a rejeté ces nouvelles accusations dans une déclaration faite depuis sa prison vendredi, puis à nouveau devant le tribunal dimanche.

« De telles calomnies, mensonges et conspirations n’effleureraient même pas l’esprit du diable ! », a-t-il déclaré sous X. « Nous sommes confrontés à une immoralité honteuse qui ne peut être décrite avec des mots ! »

Le Parti républicain du peuple (CHP), principal parti d’opposition, est dans le collimateur du gouvernement turc alors qu’il s’apprêtait à désigner Ekrem Imamoglu comme candidat à la présidentielle de 2028.

Ekrem Imamoglu et le CHP font déjà l’objet d’une série d’accusations qu’ils nient.

Dans l’attente de son procès pour corruption, Ekrem Imamoglu a également été condamné à une nouvelle peine de prison en juillet pour avoir insulté et menacé le procureur général d’Istanbul.

Une inculpation par le tribunal pourrait ouvrir la voie à la prise de contrôle d’Istanbul par le gouverneur de la ville nommé par l’État.

Merdan Yanardag, rédacteur en chef de la chaîne d’information Tele1, est également visé par le mandat d’arrêt émis dans la nuit.

La chaîne, qui critique le gouvernement, a été saisie par l’État vendredi dans le cadre des accusations d’espionnage.

(Rédigé par Daren Butler, version française Etienne Breban, édité par Tangi Salaün)

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