Moscou réaffirme son soutien à Téhéran à l’occasion de Norouz

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Le président russe Vladimir Poutine accueille à Moscou les membres de l’équipe paralympique russe.
Le président russe Vladimir Poutine prononce un discours lors d’une cérémonie de remise de prix aux membres de l’équipe paralympique russe ayant participé aux Jeux paralympiques d’hiver de 2026 en Italie, au Kremlin à Moscou, le 19 mars 2026. Sputnik/Vyacheslav Prokofyev/Pool via REUTERS

Le président russe Vladimir Poutine a adressé ses vœux de Norouz aux autorités iraniennes, réaffirmant au passage le soutien de Moscou à Téhéran, a indiqué le Kremlin samedi.

Dans un message officiel, le chef du Kremlin a assuré que la Russie demeurait « un ami loyal et un partenaire fiable » de l’Iran, appelant le peuple iranien à surmonter « avec dignité » les épreuves actuelles.

Selon la présidence russe, ces félicitations ont été transmises au Guide suprême, l’ayatollah Mojtaba Khamenei, ainsi qu’au président iranien Massoud Pezeshkian, à l’occasion du Nouvel An persan.

Malgré ces déclarations, l’ampleur réelle du soutien russe suscite des interrogations. Plusieurs sources iraniennes estiment que l’aide concrète de Moscou reste limitée, alors que l’Iran traverse l’une des crises les plus graves de son histoire depuis la révolution islamique de 1979.

Dans ce contexte, la Russie a vivement dénoncé les frappes américaines et israéliennes contre l’Iran, les qualifiant d’escalade dangereuse susceptible de déstabiliser l’ensemble du Moyen-Orient et de provoquer une crise énergétique mondiale. Vladimir Poutine a également condamné l’assassinat du Guide suprême Ali Khamenei, évoquant un acte « cynique ».

Toutefois, le positionnement de Moscou demeure nuancé. Si le Kremlin affiche une solidarité politique avec Téhéran, il s’abstient d’engagement militaire direct, une prudence déjà observée lors de précédentes tensions régionales.

Par ailleurs, des informations relayées par le média Politico évoquent une proposition russe à Washington visant à suspendre le partage de renseignements avec l’Iran en échange d’un arrêt du soutien américain à l’Ukraine. Une allégation catégoriquement démentie par le Kremlin.

Sur le plan stratégique, le partenariat entre Moscou et Téhéran ne prévoit pas de clause de défense mutuelle. La Russie maintient également son opposition à toute acquisition de l’arme nucléaire par l’Iran, redoutant une prolifération susceptible de déclencher une course aux armements au Moyen-Orient.

Malgré ces limites, l’Iran reste un partenaire clé pour la Russie dans la région, même si la relation entre les deux pays continue de s’inscrire dans un équilibre mêlant coopération stratégique et prudence diplomatique.

CTV Info avec Reuters

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