Mark Zuckerberg interrogé lors d’un procès sur la dépendance des jeunes aux réseaux sociaux

Partager sur:

Mark Zuckerberg
Mark Zuckerberg, PDG de Meta, témoigne lors de l’audition de la commission judiciaire du Sénat sur l’exploitation sexuelle des enfants en ligne, au Capitole de Washington, États-Unis, le 31 janvier 2024. REUTERS/Evelyn Hockstein/File Photo

Le milliardaire Mark Zuckerberg, directeur général de Meta Platforms et fondateur de Facebook, doit être interrogé pour la première fois mercredi devant un tribunal américain au sujet de l’impact d’Instagram sur la santé mentale des jeunes utilisateurs, dans le cadre d’un procès inédit sur l’addiction aux réseaux sociaux.

Bien que Mark Zuckerberg ait déjà témoigné à ce propos devant le Congrès, les enjeux sont bien plus importants lors de ce procès contre Instagram, filiale de Meta, qui se passe devant un jury de Los Angeles, en Californie.

Le groupe Meta pourrait être condamné à verser des dommages et intérêts en cas de défaite, et le jugement pourrait fragiliser la défense juridique de longue date des géants de la tech face aux accusations de préjudice envers les utilisateurs.

L’affaire en cours concerne une Californienne qui a commencé à utiliser dès son enfance Instagram et YouTube, appartenant respectivement à Meta et à Google (Alphabet). Elle accuse ces entreprises d’avoir cherché à tirer profit de la dépendance des mineurs à leurs services, tout en sachant que les réseaux sociaux peuvent nuire à leur santé mentale. Elle affirme que ces applications ont alimenté sa dépression et ses pensées suicidaires, et elle souhaite engager des poursuites contre ces entreprises.

Meta et Google ont nié ces allégations et ont mis en avant leurs efforts pour ajouter des fonctionnalités garantissant la sécurité des utilisateurs. Meta a souvent cité une étude des Académies nationales des sciences américaines qui affirme que les recherches ne démontrent pas que les réseaux sociaux ont un impact sur la santé mentale des mineurs.

Mark Zuckerberg devrait être interrogé sur les études internes de Meta et les discussions concernant l’impact de l’utilisation d’Instagram sur les jeunes utilisateurs.

Cette action en justice ainsi que d’autres semblables s’inscrivent dans un mouvement de contestation mondial contre les plateformes concernant la santé mentale des mineurs, l’Australie ayant été en décembre le premier pays au monde à interdire les réseaux sociaux aux moins de 16 ans.

Ce procès sert de test pour des accusations similaires dans plusieurs poursuites contre Meta, Google, Snap et TikTok. Aux États-Unis, des familles, des académies scolaires et des États ont déposé des milliers de plaintes accusant ces entreprises d’alimenter une crise de santé mentale chez les jeunes.

Interrogé la semaine dernière sur une étude interne de Meta montrant que la surveillance parentale n’avait aucun impact sur la vigilance des adolescents quant à leur utilisation des réseaux sociaux, le dirigeant d’Instagram, Adam Mosseri, a déclaré ne pas en avoir connaissance.

Selon le document présenté au procès, la situation familiale des adolescents, même lorsqu’ils sont confrontés à des situations de vie difficiles, ont peu d’influence sur le niveau d’attention que les adolescents accordent à leur utilisation des réseaux sociaux.

L’avocat de Meta a déclaré aux jurés lors du procès que les dossiers médicaux de la plaignante montraient que ses problèmes provenaient d’une enfance difficile et que les réseaux sociaux constituaient pour elle un exutoire créatif.

(Rédigé par Jody Godoy ; version française Coralie Lamarque, édité par Kate Entringer)

Ces articles peuvent aussi vous intéresser

Mort de Brigitte Bardot: les réactions fusent !

Brigitte Bardot, icône féminine et actrice française mythique des années 1960 devenue ardente militante de la cause animale aux propos controversés sur l’islam et l’immigration, s’est éteinte, a-t-on appris dimanche

Brigitte Bardot est morte à l’âge de 91 ans

L’actrice française Brigitte Bardot est morte, annonce dimanche la fondation qui porte son nom. Ancienne égérie du cinéma français des années 1950 et 1960, devenue porte-parole de la cause animale,

Retour en haut