Le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme a exprimé, mardi, de vives préoccupations concernant une législation israélienne instaurant la peine de mort par pendaison comme sanction par défaut pour les Palestiniens reconnus coupables d’attaques meurtrières devant des tribunaux militaires.
Dans un communiqué officiel transmis à la presse, le Haut-Commissaire Volker Türk a appelé les autorités israéliennes à abroger « sans délai » ce texte, estimant qu’il contrevient aux normes du droit international, notamment au droit international humanitaire et aux principes fondamentaux des droits de l’homme.
« Cette loi soulève de sérieuses inquiétudes quant aux violations des droits de la défense. Elle est profondément discriminatoire », a-t-il déclaré. Il a donc pointé du doigt notamment les risques d’inégalités de traitement entre les accusés ainsi que les garanties insuffisantes en matière de procès équitable.
Selon les Nations unies, l’application d’une telle peine dans un cadre militaire, visant spécifiquement une catégorie de population, pourrait constituer une violation des obligations internationales d’Israël, en particulier celles liées à la protection des civils en territoire occupé.
Cette prise de position intervient dans un contexte de tensions persistantes entre Israéliens et Palestiniens, où les questions de justice, de sécurité et de respect des droits fondamentaux restent au cœur des préoccupations de la communauté internationale.
De leur côté, les autorités israéliennes n’ont pas encore officiellement réagi à cette déclaration au moment de la publication.
CTV Info avec Reuters





