L’Assemblée nationale rejette la partie « recettes » du budget 2026

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L’Assemblée nationale française débat du projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2026, à Paris
Une séance à l’Assemblée nationale à Paris, France. /Photo prise le 12 novembre 2025/REUTERS/Gonzalo Fuentes

Les députés français ont rejeté massivement samedi en première lecture la première partie du projet de loi de finances 2026 – le volet « recettes » -, avec 404 voix contre et une voix pour.

Le texte va désormais être transmis au Sénat, qui devrait retirer de nombreux amendements adoptés par l’Assemblée nationale lors de son examen.

« Avec le gouvernement, je prends acte du rejet par l’Assemblée nationale de la partie 1 relative aux recettes du projet de loi de finances lors de sa première lecture à l’Assemblée nationale », a réagi samedi le ministre de l’Economie Roland Lescure, sur LinkedIn.

« L’extrême-droite et l’extrême-gauche ont voté ensemble des mesures inopérantes pour un budget insincère, au détriment des compromis concrets élaborés et votés jour après jour dans l’hémicycle », écrit-il.

« Ils ont adopté une stratégie destructrice à l’encontre des attentes de nombreux concitoyens, d’une volonté d’apaisement, de la nécessaire stabilité pour nos entreprises et de l’indispensable redressement des finances publiques », a-t-il poursuivi.

Roland Lescure assure cependant encore croire qu’un compromis puisse être trouvé pour permettre l’adoption d’un budget d’ici la fin de l’année, rappelant que « nous n’en sommes qu’à la moitié du parcours parlementaire ».

« Au pire, il y aura une loi spéciale. Elle permet de faire fonctionner le pays quoi qu’on en dise », a déclaré pour sa part Eric Coquerel, député LFI et président de la Commission des finances, sur le réseau social X.

« En tout cas, il n’y aura pas le budget voulu par M. Lecornu. Ce gouvernement a péché par manque d’humilité », a-t-il ajouté.

Au Rassemblement national (RN), le parti a de nouveau appelé à des élections anticipées.

« Le rejet de la partie recettes du PLF à la quasi-unanimité par la représentation nationale est une première. La force de ce rejet ne peut avoir qu’une conclusion: la démission du gouvernement et la dissolution afin que le peuple se choisisse une majorité d’alternance », écrit sur X Marine Le Pen, présidente du groupe RN à l’Assemblée nationale.

« Pas un seul groupe macroniste pour soutenir ce budget lamentable. Le PS a humilié les LR et les macronistes pour rien. Le système nous a mis dans l’impasse en refusant la victoire du RN l’année dernière », a raillé pour sa part le député RN Jean-Philippe Tanguy.

(Rédigé par Camille Raynaud et Claude Chendjou)

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