L’ancien président sud-coréen Yoon Suk Yeol face à la justice

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Corée du Sud : audience sur la demande de mandat de dépôt de l’ex-dirigeant Yoon par le ministère public
L’ancien président sud-coréen Yoon Suk Yeol arrive au tribunal pour assister à une audience visant à examiner son mandat d’arrêt demandé par des procureurs spéciaux à Séoul, en Corée du Sud/Photo prise le 9 juillet 2025/REUTERS/Kim Hong-Ji/Pool

L’ancien président sud-coréen Yoon Suk-yeol, destitué en décembre dernier par le Parlement pour sa tentative d’imposer la loi martiale dans le pays, a été inculpé lundi par le procureur spécial de chefs d’accusation supplémentaires pour avoir abusé de son pouvoir et aidé un Etat ennemi.

Au cours d’un point de presse, une porte-parole du procureur spécial a déclaré que Yoon Suk-yeol, dont le procès au pénal pour des accusations d’insurrection s’est ouvert en avril, a tenté de provoquer un conflit militaire entre la Corée du Sud et la Corée du Nord afin de déclarer la loi martiale.

Des preuves ont été retrouvées sur le téléphone portable d’un représentant de l’armée, avec certains éléments de langage suggérant de potentielles provocations contre Pyongyang, tels que « drones » et « frappe chirurgicale », a ajouté la porte-parole.

Un mémo montre que Yoon Suk-yeol, l’ancien ministre de la Défense Kim Yong-hyun et l’ancien chef du renseignement militaire Yeo In-hyung prévoyaient d’inciter à une attaque nord-coréenne contre le pays, a-t-elle dit.

L’équipe du procureur spécial accuse Yoon Suk-yeol et d’anciens commandants militaires d’avoir ordonné une opération clandestine en Corée du Nord afin d’enflammer les tensions entre les deux voisins et de créer des conditions à même de justifier la loi martiale.

En octobre 2024, Pyongyang a reproché à Séoul d’avoir envoyé des drones répandre des tracts anti-Corée du Nord au-dessus de la capitale nord-coréenne. La presse officielle nord-coréenne avait alors publié des photos de ce qu’elle a décrit comme un drone militaire sud-coréen accidenté.

Séoul avait à l’époque refusé de dire si des drones sud-coréens avaient été envoyés en Corée du Nord.

(Heejin Kim et Jack Kim, avec la contribution de Ju-min Park; version française Jean Terzian)

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