Guerre Iran-Israël : Netanyahu affirme que Téhéran a perdu ses capacités nucléaires et balistiques

Partager sur:

L’Iran ne peut plus enrichir de l’uranium ni fabriquer des missiles balistiques, dit Netanyahu
Après 20 jours de guerre, l’Iran n’a plus la capacité d’enrichir de l’uranium ni de fabriquer des missiles balistiques, a affirmé jeudi le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu lors d’une conférence de presse. /Photo prise le 19 mars 2026/REUTERS/Ronen Zvulun

Après près de vingt jours de conflit, le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a affirmé que l’Iran n’était désormais plus en mesure d’enrichir de l’uranium ni de produire des missiles balistiques.

S’exprimant lors d’une conférence de presse, le chef du gouvernement israélien a déclaré que « l’Iran aujourd’hui n’a pas la capacité d’enrichir l’uranium ni la possibilité de produire des missiles », tout en ajoutant que les opérations militaires en cours avaient considérablement affaibli l’arsenal iranien.

Selon lui, les infrastructures stratégiques de Téhéran, notamment les sites de production liés aux programmes balistique et nucléaire, sont systématiquement ciblées.

« Ce que nous détruisons aujourd’hui, ce sont les usines qui fabriquent les composants nécessaires à ces armes », a-t-il insisté, évoquant également une réduction massive des capacités en drones.

Des affirmations contestées par l’AIEA

Ces déclarations ont toutefois été rapidement contestées par Rafael Grossi, directeur de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA).

Dans un entretien accordé à la chaîne américaine CBS News, il a estimé que l’Iran conservait des capacités techniques et industrielles suffisantes pour poursuivre l’enrichissement d’uranium.

« Ils ont les capacités, le savoir-faire et les moyens industriels pour le faire », a-t-il déclaré, contredisant ainsi la position israélienne.

Le programme nucléaire iranien figurait au cœur des discussions entre États-Unis et Iran avant le déclenchement des hostilités, le 28 février, marqué par des frappes conjointes israélo-américaines sur la République islamique.

Israël revendique une action autonome sur South Pars

Au cours de cette même intervention, Benjamin Netanyahu a également nié toute implication directe de Washington dans certaines opérations militaires récentes.

Le Premier ministre a affirmé qu’Israël avait « agi seul » lors de l’attaque visant le gisement gazier iranien de South Pars, une infrastructure majeure qui a provoqué des représailles iraniennes contre des installations énergétiques dans la région du Golfe, accentuant les tensions sur les marchés mondiaux de l’énergie.

Interrogé sur le rôle des États-Unis, il a déclaré : « Qui peut réellement prétendre dire au président Donald Trump ce qu’il doit faire ? », tout en reconnaissant que ce dernier avait demandé à Israël de s’abstenir de nouvelles frappes.

Vers une recomposition des routes énergétiques

Sur le plan stratégique, le dirigeant israélien s’est dit favorable à la mise en place de voies alternatives au détroit d’Ormuz pour le transport du pétrole et du gaz.

Il a évoqué la construction d’oléoducs et de gazoducs reliant la péninsule arabique aux ports israéliens en Méditerranée, estimant qu’un tel projet permettrait de contourner les principaux points de blocage géopolitiques.

« J’y vois un véritable changement qui résultera de cette guerre », a-t-il souligné.

Un conflit appelé à évoluer

Concernant la situation intérieure iranienne, Benjamin Netanyahu a jugé prématuré de spéculer sur un éventuel soulèvement populaire contre le régime.

« Il appartient au peuple iranien de décider du moment et de la manière », a-t-il déclaré.

Enfin, alors que les opérations ont jusqu’ici été essentiellement aériennes, le Premier ministre israélien a évoqué la possibilité d’une extension du conflit à une dimension terrestre, sans en préciser les contours, évoquant « de nombreuses options ».

CTV Info avec Reuters

 

Ces articles peuvent aussi vous intéresser

Retour en haut