G7 d’Évian : l’Inde, la Corée du Sud, le Brésil et le Kenya invités comme partenaires

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2026 Sommet du G7 à Evian-les-Bains
Une vue de drone montre l’hôtel Evian Resort surplombant le lac Léman où se tiendra le sommet du G7 2026 à Evian-les-Bains, France, 12 septembre 2025. REUTERS/Denis Balibouse

L’Inde, la Corée du Sud, le Brésil et le Kenya participeront, en qualité de « partenaires », au sommet du G7 prévu à Évian du 15 au 17 juin, a annoncé jeudi l’Élysée.

 Selon la présidence française, ces quatre pays « jouent le jeu de la démocratie et respectent les règles des économies de marché ». Ils prendront part aux échanges aux côtés des dirigeants des États-Unis, du Royaume-Uni, du Canada, de l’Allemagne, de l’Italie, du Japon, de la France, ainsi que de l’Union européenne, réunis en Haute-Savoie.

« Nous ne traitons pas ces pays en invités, mais en partenaires », a insisté l’Élysée. L’Inde, qui assure actuellement la présidence des BRICS, un groupe qui représente plus d’un quart de l’économie mondiale et près de la moitié de la population de la planète. Il sera présent aux côtés du Brésil, également membre de cette organisation.

L’invitation du Kenya s’inscrit notamment dans le cadre de l’organisation conjointe avec la France du sommet « Africa Forward », prévu en mai à Nairobi, où le président Emmanuel Macron est attendu.

En revanche, l’Afrique du Sud, régulièrement conviée aux précédents sommets du G7, ne figure pas parmi les participants.

Pretoria a évoqué une décision prise sous pression américaine, une affirmation démentie par une source officielle française. Les relations entre Washington et Pretoria demeurent tendues, l’administration de Donald Trump ayant boycotté l’an dernier un sommet du G20 à Johannesburg.

Dans ce contexte, Emmanuel Macron doit effectuer la semaine prochaine une tournée en Corée du Sud et au Japon, membre du G7, axée sur les enjeux économiques, culturels et de défense.

La présidence française met en avant une approche fondée sur « un multilatéralisme efficace (…) dans un monde de plus en plus fragmenté ».

Des enjeux économiques et géopolitiques majeurs

Vingt-trois ans après le sommet du G8 d’Évian en 2003, sous Jacques Chirac, et sept ans après celui de Biarritz en 2019, les Alpes françaises s’apprêtent à accueillir de nouveau un sommet du G7.

Parmi les priorités inscrites à l’ordre du jour figure la réduction des déséquilibres macroéconomiques mondiaux, un enjeu jugé crucial par l’Élysée pour éviter le risque d’une « crise financière massive ».

Les discussions porteront également sur la réforme de l’aide au développement, l’accès, le recyclage et le stockage des minerais critiques, ainsi que la protection de l’enfance.

La participation de la Chine, un temps envisagé en raison de son poids économique mondial, n’est finalement pas confirmée.

Enfin, les tensions internationales devraient s’inviter au cœur des échanges, notamment les conséquences de la guerre en Ukraine et de l’offensive israélo-américaine contre l’Iran.

« Quoi qu’il se passe d’ici là, nous aurons à parler de ce qui se passe dans le Golfe, ne serait-ce que sous l’angle énergétique », souligne l’Élysée, évoquant également les répercussions du conflit au Moyen-Orient sur la guerre en Ukraine, qui dure depuis plus de quatre ans.

En amont du sommet, les ministres des Affaires étrangères du G7 se réunissent jeudi et vendredi au domaine de Vaux-de-Cernay, dans les Yvelines.

CTV Info avec Reuters

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