Téhéran affiche une ouverture stratégique envers Tokyo. Selon l’agence de presse japonaise Kyodo, l’Iran s’est déclaré prêt à autoriser le passage des navires japonais par le détroit d’Ormuz, un corridor maritime vital par lequel transite près de 20 % du pétrole et du gaz naturel liquéfié échangés dans le monde.
Dans une interview téléphonique accordée vendredi à Kyodo, le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araqchi, a indiqué que des discussions étaient en cours entre l’Iran et le Japon en vue d’une éventuelle facilitation du trafic maritime dans cette zone hautement sensible. Cette déclaration intervient dans un contexte de tensions régionales persistantes, marquées par des perturbations du commerce énergétique.
Le Japon, troisième puissance économique mondiale, demeure fortement dépendant des importations d’hydrocarbures en provenance du Moyen-Orient. Environ 95 % de son approvisionnement pétrolier provient de cette région, dont près de 90 % transite par le détroit d’Ormuz, passage stratégique reliant le golfe Persique à la mer d’Oman.
Depuis trois semaines, le conflit en cours dans la région a provoqué une flambée des prix du pétrole sur les marchés internationaux. Face à cette situation, plusieurs pays importateurs, dont le Japon, ont été contraints de puiser dans leurs réserves stratégiques afin de sécuriser leur approvisionnement énergétique.
Cette possible ouverture du détroit aux navires japonais pourrait contribuer à atténuer les tensions sur les marchés et à garantir une certaine stabilité dans l’acheminement des ressources énergétiques essentielles.
CTV Info avec Reuters





