Marcel Niat Njifenji, ancien président du Sénat camerounais, est décédé ce samedi au Centre Hospitalier Universitaire de Yaoundé à l’âge de 91 ans. Sa disparition marque la fin d’un parcours politique exceptionnel et relance les interrogations sur la gestion des institutions, notamment l’Assemblée nationale, où la question de la continuité et de la relève reste au cœur des débats.
L’ancien numéro deux constitutionnel de l’État camerounais a cédé sa place en mars 2026, au terme d’une longévité institutionnelle marquée par des absences répétées et des interrogations persistantes sur sa capacité à gouverner.
Il quitte en mars 2026 la présidence du Sénat camerounais qu’il occupait depuis la création de cette chambre en 2013. Affaibli par l’âge, il cède ses fonctions et est remplacé par Aboubakary Abdoulaye, 64 ans.
Ingénieur des ponts et chaussées de formation, Niat Njifenji a dirigé la Société nationale d’électricité (SONEL) de 1974 à 1984, puis de 1989 à 2001, avant d’entrer au gouvernement comme ministre du Plan en septembre 1990, puis vice-Premier ministre chargé des Mines, de l’Eau et de l’Énergie en 1992. Une trajectoire longue, construite dans la fidélité au régime. En 2002, il est élu maire de Bangangté, poste qu’il occupe jusqu’en 2007. Son accession au perchoir du Sénat en 2013 couronne une vie entière au service de l’État.
Au-delà de l’émotion suscitée par sa disparition, Marcel Niat Njifenji laisse l’image d’un homme d’État qui a contribué à la continuité politique du pays. Son héritage est celui d’une figure institutionnelle respectée, dont la carrière témoigne de l’importance de l’expérience et de la stabilité dans la vie.
Né en 1934 dans la région de l’Ouest, Marcel Niat Njifenji s’éteint ce jour à l’âge de 91 ans.





