Asile : Une cinquième joueuse iranienne renonce à rester en Australie

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Les supporters de l’équipe iranienne de football féminin se rassemblent à l’aéroport de Sydney
Des supporters de l’équipe féminine iranienne de football se rassemblent à l’aéroport de Sydney, après que cinq des joueuses ont obtenu l’asile, à Sydney, en Australie. /Photo prise le 10 mars 2026/REUTERS/Jeremy Piper

Une cinquième joueuse de l’équipe féminine iranienne de football a retiré sa demande d’asile en Australie et s’apprête à rejoindre ses coéquipières en Malaisie, ont rapporté lundi plusieurs médias australiens.

Avec cette nouvelle rétractation, seules deux personnes, parmi les six joueuses et un membre du staff ayant sollicité l’asile la semaine dernière, maintiennent encore leur demande, en invoquant des craintes de représailles.

Les inquiétudes autour de leur sécurité étaient apparues au début du mois, lorsque les joueuses avaient refusé de chanter l’hymne national lors d’un match de la Coupe d’Asie féminine.

Les cinq joueuses qui ont renoncé à l’asile devraient rejoindre le reste de la délégation iranienne à Kuala Lumpur, où l’équipe séjourne depuis son départ de Sydney la semaine dernière.

Le ministre adjoint australien des Affaires étrangères, Matt Thistlethwaite, a déclaré à Sky News que Canberra respectait la décision de celles qui choisissent de retourner en Iran, tout en continuant d’apporter son soutien aux deux membres restés sur le territoire australien.
« C’est une situation très complexe », a-t-il reconnu.

De son côté, la Fédération iranienne de football a indiqué que l’équipe devrait prochainement quitter la Malaisie pour Téhéran « afin d’être à nouveau accueillie par leurs familles et leur patrie ».

Toutefois, le secrétaire général de la Confédération asiatique de football (AFC), Windsor John, a expliqué à Kuala Lumpur que l’équipe pourrait chercher d’autres destinations dans l’immédiat, en raison de la guerre en cours au Moyen-Orient qui empêche un retour rapide en Iran.

« Elles attendent simplement des correspondances aériennes. Quand elles partiront et où elles iront, elles devront nous le dire », a-t-il déclaré.

Le responsable de l’AFC a également indiqué ne pas être en mesure de confirmer les informations évoquant d’éventuelles pressions exercées sur les familles des joueuses par les autorités iraniennes. Selon lui, les athlètes n’ont exprimé aucune inquiétude particulière pour leur sécurité.

« Nous avons échangé avec les responsables de l’équipe, les entraîneurs et le chef de délégation. L’ambiance est plutôt bonne », a-t-il assuré, tout en ajoutant avoir lui-même rencontré les joueuses. « Elles ne semblent ni démotivées ni effrayées. », a-t-il déclaré.

L’équipe iranienne participait à la Coupe d’Asie organisée en Australie au moment où les États-Unis et Israël lançaient des frappes aériennes contre l’Iran, qui ont notamment coûté la vie au guide suprême de la République islamique, Ali Khamenei. Les Iraniennes ont été éliminées du tournoi après leur défaite 2-0 face aux Philippines.

Sur les réseaux sociaux, le président américain Donald Trump a félicité le Premier ministre australien Anthony Albanese d’avoir autorisé les joueuses à rester, affirmant que les États-Unis étaient prêts à les accueillir si l’Australie ne le faisait pas.

CTV Info avec Reuters

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