À moins de deux mois du coup d’envoi de la Coupe du monde prévue en Amérique du Nord, l’incertitude demeure autour de la participation de l’Iran. En cause : l’attente d’une réponse de la FIFA à la demande de la Fédération iranienne de football (FFIRI) de délocaliser ses matches programmés aux États-Unis.
Depuis plusieurs semaines, la FFIRI plaide pour que ses trois rencontres de phase de groupes soient transférées vers le Mexique. Elle justifie cette requête par le contexte géopolitique tendu, mais aussi en évoquant l’implication militaire américaine aux côtés d’Israël dans les frappes à l’origine du conflit en cours dans la région.
Le mois dernier encore, la fédération affirmait être en discussions avec l’instance dirigeante du football mondial. Parallèlement, le ministère iranien des Sports a interdit, jusqu’à nouvel ordre, aux équipes nationales et aux clubs de se rendre dans les pays considérés comme hostiles.
Malgré ces tensions, le président de la FIFA, Gianni Infantino, a assuré récemment que l’Iran disputerait ses matches comme prévu.
Une position que ne partage pas totalement Téhéran. « Notre demande de délocalisation vers le Mexique est toujours en vigueur, mais nous n’avons pas encore reçu de réponse », a déclaré le ministre iranien des Sports, Ahmad Donyamali, dans un entretien accordé à l’agence Anadolu.
« Si cette requête est acceptée, la participation de l’Iran sera confirmée. Dans le cas contraire, la décision finale reviendra à notre gouvernement », a-t-il ajouté, tout en assurant que l’équipe reste en préparation pour la compétition.
Selon le calendrier actuel, l’Iran doit disputer l’intégralité de ses matches du groupe G sur le sol américain : contre la Nouvelle-Zélande et la Belgique à Los Angeles, puis face à l’Égypte à Seattle.
De son côté, le président américain Donald Trump a déclaré que l’équipe iranienne serait « la bienvenue » aux États-Unis, tout en évoquant des préoccupations liées à sa sécurité, avant d’assurer qu’aucune menace ne proviendrait du territoire américain.
Pour Téhéran, la question sécuritaire reste centrale. « Conformément aux règlements de la FIFA, la sécurité doit être garantie par le pays hôte », a insisté Ahmad Donyamali.
« Dans les conditions actuelles, la tenue des matches aux États-Unis semble peu probable. Toutefois, si des garanties suffisantes sont apportées, le gouvernement tranchera. », precise-t-il.
À ce stade, la FIFA n’a pas encore réagi officiellement à cette demande.
La Coupe du monde doit se tenir du 11 juin au 19 juillet aux États-Unis, au Mexique et au Canada.
CTV Info avec Reuters





