La plus grande surprise des élections municipales françaises est venue de Pau (Pyrénées-Atlantiques), où François Bayrou a été battu à 344 voix près par le candidat socialiste Jérôme Marbot. L’ancien Premier ministre d’Emmanuel Macron dirigeait cette ville d’un peu plus de 80.000 habitants depuis 2014
François Bayrou, maire de la ville de Pau depuis 2014, a été battu au deuxième tour des élections municipales à 344 voix près par le candidat socialiste Jérôme Marbot, qui a recueilli 42,45% des suffrages contre 41,14% pour l’ancien Premier ministre.
Près de six mois après son départ de Matignon, renversé par une motion de censure le 8 septembre, l’ancien Premier ministre François Bayrou, qui fêtera ses 75 ans en mai, pourrait quitter la vie politique après cet échec.
Le socialiste Jérôme Marbot, qui a revendiqué sa victoire d’une courte tête, empêche donc le centriste de s’engager dans un troisième mandat.
Le « cabourut » (têtu) béarnais en était à sa cinquième campagne municipale (il avait échoué en 1989 et 2008) dans la cité d’Henri IV.
Ses huit mois à Matignon, à la fois échec politique et blessure intime en raison de l’affaire des viols et violences sexuelles à l’établissement scolaire Notre-Dame de Bétharram, ont pesé dans les urnes.
Ses adversaires – ils étaient six face à lui au premier tour, notamment le centriste Philippe Arraou dont il fut proche – ont mis en avant un bilan national bien en-deçà des attentes, marqué par une politique sociale loin du centrisme. D’autres s’interrogaient sur ses ambitions nationales même s’il assure qu’il ne sera pas candidat à l’élection présidentielle de 2027.
Classé meilleur maire de France par le magazine Challenges, François Bayrou, muet sur la scène nationale depuis son éviction, estime au contraire que son exposition politique a redoré le blason de Pau et profité à ses administrés.
CTV Info avec Reuters





