Une nuit de frappes iraniennes sur les infrastructures du Golfe a fait bondir le TTF de 24 % et le Brent de 6 % jeudi matin, plongeant les marchés énergétiques mondiaux dans la tourmente.
Les dégâts sont massifs : l’usine de GNL de Ras Laffan au Qatar ( la plus grande du monde) a subi des « dégâts considérables », une raffinerie Aramco-ExxonMobil en Arabie saoudite a été touchée, deux sites koweïtiens incendiés par des drones, et les Émirats ont fermé préventivement leurs installations gazières après avoir intercepté plusieurs missiles. L’Iran présente ces frappes comme une riposte aux attaques israéliennes de mercredi contre son site de Pars Sud ( un cycle de représailles que Washington peine à endiguer), Donald Trump reconnaissant qu’Israël s’était « violemment emporté » tout en excluant de nouvelles offensives. Aux destructions directes s’ajoutent les tensions dans le détroit d’Ormuz, déjà source de perturbations majeures ces dernières semaines : les marchés semblent avoir acté que la crise sera longue.





