L’armée israélienne a annoncé lundi le lancement, ces derniers jours, d’opérations terrestres de portée restreinte et ciblées contre des positions du mouvement chiite Hezbollah dans le sud du Liban, visant à renforcer ses lignes défensives avancées et à neutraliser des infrastructures jugées menaçantes à la frontière nord d’Israël.
Dans un communiqué, l’état‑major israélien a précisé que ces incursions ne s’apparentaient pas à une invasion à grande échelle, mais plutôt à des manœuvres ponctuelles destinées à empêcher des attaques transfrontalières et à sécuriser des points stratégiques.
Les troupes ont notamment avancé vers plusieurs localités frontalières, selon des responsables militaires, tout en menant des actions coordonnées avec des frappes aériennes contre des installations et des positions attribuées au Hezbollah.
Ce déploiement intervient dans un contexte de fortes tensions régionales marquées par une escalade des hostilités entre Israël et le Hezbollah, organisation armée libanaise soutenue par l’Iran, qui a intensifié ses tirs de roquettes depuis début mars.
Des sources locales libanaises affirment que les forces israéliennes sont entrées dans des zones qui n’avaient pas été occupées auparavant. Ce qui pousse un grand nombre d’habitants à fuir vers le nord.
Du côté politique, Jérusalem a averti que les civils libanais déplacés ne sont pas autorisés à revenir dans les zones d’opérations tant que la sécurité des communautés israéliennes frontalières ne serait pas garantie.
Cette prise de position, articulée par le ministre israélien de la Défense, reflète l’intention de Tel Aviv de poursuivre ses objectifs contre ce qu’elle qualifie de « menace terroriste ».
La communauté internationale exprime de son côté des préoccupations croissantes et plusieurs pays occidentaux appellent à éviter une offensive terrestre majeure qui pourrait avoir des conséquences humanitaires graves et provoquer un conflit prolongé dans la région.
CTV Info avec Reuters





