Les marchés européens s’orientent vers une ouverture en légère hausse vendredi, dans un contexte dominé par les tensions énergétiques au Moyen-Orient.
Le CAC 40 parisien est attendu en progression de 0,19 %, le DAX de Francfort de 0,14 % et le FTSE londonien de 0,20 %, tandis que les futures américains signalent un rebond technique après une séance de jeudi marquée par un recul supérieur à 1,5 % sur les trois principaux indices de Wall Street. Ce redressement s’opère dans un environnement fragile, que les investisseurs abordent avec une prudence manifeste.
L’élément déterminant reste la situation énergétique, qui continue d’alimenter les craintes inflationnistes mondiales. Le nouveau guide suprême iranien a déclaré que le détroit d’Ormuz (voie de transit d’un cinquième du commerce pétrolier mondial) devait rester fermé, tandis que des attaques contre des pétroliers ont encore perturbé les approvisionnements. Le Brent se maintient au-dessus de 100 dollars le baril malgré une dérogation américaine de 30 jours sur les achats de pétrole russe et l’annonce par l’AIE d’une libération de 400 millions de barils de ses réserves stratégiques. Ces mesures n’ont produit qu’un effet limité sur les cours. Comme le résume le stratège Gavin Friend de la National Australia Bank : il s’agit d’« une combinaison toxique d’inflation plus élevée et de croissance plus faible ».
Les marchés obligataires et de changes reflètent une réévaluation des anticipations de politique monétaire, à quelques jours de décisions cruciales des banques centrales. Le dollar progresse pour une deuxième semaine consécutive, profitant de son statut de valeur refuge, tandis que l’euro cède du terrain à 1,15 dollar, son plus bas depuis novembre. Les rendements américains à dix ans reculent légèrement après plusieurs séances de hausse, le deux ans ayant atteint jeudi son plus haut niveau en six mois. Les investisseurs attendent désormais les données clés de la journée (inflation PCE aux États-Unis, production industrielle en zone euro) avant les réunions imminentes de la BCE et de la Fed.





