L’AIE envisage de puiser dans les réserves stratégiques de pétrole

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Logo de l’Agence internationale de l’énergie à Paris
Vue du logo de l’Agence internationale de l’énergie à Paris, France./Photo prise le 15 décembre 2023/REUTERS/Sarah Meyssonnier

Face à la flambée des prix du brut liée aux tensions au Moyen-Orient, l’Agence internationale de l’énergie (AIE) a soumis à ses quelque trente pays membres une proposition de mobilisation des réserves stratégiques pétrolières. Le volume envisagé dépasserait celui libéré en 2022 lors de l’invasion russe de l’Ukraine, qui s’était élevé à 182 millions de barils. Une réunion extraordinaire a été convoquée pour statuer sur cette mesure.

Du côté du G7, dont la France assure la présidence cette année, les ministres de l’Énergie ont exprimé leur soutien de principe à une telle initiative sans toutefois s’engager concrètement. Ils ont appelé à une étude approfondie des recommandations de l’AIE, tout en reconnaissant que l’inaction face à la hausse des prix n’est pas envisageable.Emmanuel Macron devait par ailleurs présider dans l’après-midi une réunion des chefs d’État et de gouvernement du G7.

La mise en œuvre reste cependant suspendue à des arbitrages complexes portant sur les volumes à libérer, leur répartition entre pays membres et le calendrier de l’opération. Des pays non membres de l’AIE, comme la Chine et l’Inde, pourraient également être associés au dispositif. Sur les marchés, les opérateurs restaient prudents, doutant que cette mesure suffise à compenser les perturbations d’approvisionnement liées au conflit impliquant les États-Unis, Israël et l’Iran , le baril de Brent progressant de près de 1,7 % en matinée.​​​​​​​​​​​​​​​​

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