Victoire du parti au pouvoir aux législatives en Thaïlande

Partager sur:

Anutin Charnvirakul
Le Premier ministre intérimaire de Thaïlande, Anutin Charnvirakul, chef du parti Bhumjaithai et candidat au poste de Premier ministre, fait un geste après une conférence de presse au siège du parti le jour des élections générales, à Bangkok, Thaïlande, le 8 février 2026. REUTERS/Chalinee Thirasupa

Le parti du Premier ministre thaïlandais Anutin Charnvirakul a remporté une très large victoire lors des élections de dimanche, laissant entrevoir la possibilité qu’une coalition plus stable parvienne à mettre fin à une période d’instabilité politique prolongée.

Le conservateur Anutin Charnvirakul a convoqué des élections législatives anticipées à la mi-décembre, en plein conflit armé entre la Thaïlande et le Cambodge, une décision qui traduisait selon de nombreux observateurs sa volonté de tirer profit d’une poussée nationaliste dans le pays.

Ce pari s’est avéré payant pour le Premier ministre, qui avait succédé un peu plus de trois mois plus tôt à Paetongtarn Shinawatra, destituée en raison de la crise avec le Cambodge.

Avec dépouillement de plus de 90% des bureaux de vote, les résultats préliminaires publiés par la commission électorale montrent que le parti Bhumjaithai d’Anutin Charnvirakul devance largement le Parti populaire progressiste, en deuxième position, et le parti Pheu Thai de Paetongtarn Shinawatra.

« La victoire du Bhumjaithai aujourd’hui est une victoire pour tous les Thaïlandais », a assuré le Premier ministre lors d’une conférence de presse.

Bien que son parti ait peu de chances de remporter la majorité absolue, Anutin Charnvirakul pourrait avoir une marge de manoeuvre suffisante pour faire adopter par le Parlement ses promesses électorales, ce qui n’est pas arrivé à un gouvernement thaïlandais depuis des années.

Le Parti populaire progressiste, qui a longtemps fait la course en tête dans les sondages, a cependant prévenu qu’il ne formerait pas de coalition avec le parti au pouvoir.

(Reportage de Panu Wongcha-um et Devjyot Ghoshal ; version française Tangi Salaün)

Ces articles peuvent aussi vous intéresser

Retour en haut