La Suède déplore le « discours menaçant » de l’administration américaine à l’encontre du Groenland et du Danemark, a déclaré dimanche son Premier ministre Ulf Kristersson.
« Nous dénonçons fermement ce que les Etats-Unis ont fait et font au Venezuela, au regard du droit international, et nous dénonçons sans doute encore plus vivement la rhétorique employée contre le Groenland et le Danemark », a déclaré le chef du gouvernement conservateur lors d’une conférence annuelle sur la sécurité à Sälen, dans le centre de la Suède.
« Les Etats-Unis devraient au contraire remercier le Danemark, qui a été un allié très fidèle au fil des ans », a-t-il ajouté.
Donald Trump, qui a ordonné l’enlèvement du président vénézuelien Nicolas Maduro le 3 janvier à Caracas, ne cesse de marteler son intention d’acquérir le Groenland, estimant qu’il en va de la sécurité nationale des Etats-Unis, pour empêcher la Russie ou la Chine de contrôler le territoire autonome danois, riche en ressources minérales.
Le président américain a affirmé à plusieurs reprises, sans preuve à l’appui, que des navires russes ou chinois sillonnaient les côtes autour de l’île, ce que plusieurs diplomates de pays nordiques ont démenti auprès du Financial Times.
« Ce n’est tout simplement pas vrai de dire que les Chinois et les Russes sont là. J’ai vu les rapports de renseignement. Il n’y a pas de navires, pas de sous-marins », a dit l’un d’eux au quotidien britannique.
(Rédigé par Johan Ahlander; Jean-Stéphane Brosse pour la version française)





