Emmanuel Macron se rendra à Marseille à la mi-décembre pour faire le point sur la lutte contre le narcotrafic après le « crime d’intimidation » qui a coûté la vie à Mehdi Kessaci, frère d’un militant engagé contre le trafic de stupéfiants, a annoncé mardi le ministre de l’Intérieur Laurent Nunez.
Laurent Nunez, qui s’exprimait à l’issue d’une réunion convoquée à l’Elysée, a déclaré devant la presse qu’il se rendrait lui-même jeudi dans la cité phocéenne en compagnie du garde des Sceaux, Gérald Darmanin.
Mehdi Kessaci, 20 ans, frère du militant écologiste Amine Kessaci, a été abattu de plusieurs balles jeudi par deux hommes à moto. Le parquet a ouvert une enquête pour assassinat en bande organisée.
Ce meurtre est « un point de bascule totalement inédit » et « vise clairement à intimider un acteur qui s’élève contre le trafic de stupéfiants », a constaté Laurent Nunez.
Emmanuel Macron, qui avait réuni à l’Elysée les ministres de l’Intérieur, de la Justice, des Affaires étrangères et des Comptes publics ainsi que le procureur de Marseille et plusieurs hauts magistrats parisiens, a demandé au gouvernement d’amplifier la lutte contre le trafic de stupéfiants, notamment sur les flux d’entrée de la drogue et la coopération judiciaire avec les autres Etats, a précisé Laurent Nunez.
« On voit bien que l’action qu’on mène fait mal aux trafiquants et il y a une riposte, c’est d’essayer d’intimider, d’impressionner », a ajouté le ministre de l’Intérieur. « On continuera à mener cette action extrêmement déterminée, c’est ce que nous a demandé le président de la République. »
(Jean-Stéphane Brosse pour la version française)





