L’Assemblée nationale a adopté, vendredi 7 novembre au soir, des amendements au projet de budget de la Sécurité sociale visant à rendre obligatoire l’affichage du Nutri-Score sur les aliments.
Les députés ont cependant exclu, via un sous-amendement, un certain nombre de produits de cette obligation d’afficher le Nutri-Score, comme les appellations d’origine protégée (AOP), les appellations d’origine contrôlée (AOC), les indications géographiques protégées (IGP), etc.
« Nos produits de nos terroirs, qui sont faits avec amour (…) pour reproduire des recettes qui remontent parfois à des siècles ne doivent pas être comparés à des produits ultra-transformés », a justifié Jean-François Rousset (Ensemble pour la République).
Cette obligation était proposée par des amendements identiques des socialistes et des écologistes.
« Les maladies cardio-vasculaires, le diabète, l’obésité, les maladies chroniques ne se combattront pas uniquement avec des grandes paroles », a argumenté la socialiste Sandrine Runel, auteure de l’un des amendements adoptés, l’autre étant signé par l’écologiste Boris Tavernier. Cette adoption s’est faite contre l’avis de la ministre de la Santé, Stéphanie Rist, qui estime que l’amendement « contrevient au droit de l’Union européenne ».





